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Mythes environnementaux

  1. Le marché carbone

En un mot, les marchés du carbone sont des systèmes d’échange dans lesquels des crédits carbone sont vendus et achetés. Les entreprises ou les particuliers peuvent utiliser les marchés du carbone pour compenser leurs émissions de gaz à effet de serre en achetant des crédits carbone à des entités qui éliminent ou réduisent les émissions de gaz à effet de serre. Il est souvent avancé qu’avec le marché carbone, verdir la planète à moindre coût est possible. Cependant, il s’agit en vérité d’une stratégie de compensation de la pollution actuelle, sans obligation de considérer une sortie sérieuse de notre dépendance aux hydrocarbures. On peut donner l’exemple d’une centrale électrique : celle-ci peut décider de passer d’une utilisation de charbon à celle du gaz naturel, et de façon à éviter un bilan carbone trop élevé, peut vendre ses crédits carbone — et ainsi demeurer alimentée par un carburant fossile, sans conséquence réelle.

2. La pollution émise par la Chine

Oui, c’est un fait : en 2021, la Chine est l’un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre. Pourtant, malgré un impact réel sur le réchauffement climatique, cette production gargantuesque est principalement destinée aux pays occidentaux, et non à la population chinoise. Aussi, depuis la révolution industrielle, en termes d’émissions accumulées, la production de pollution proportionnellement à la population en Chine est bien en dessous de celle des États-Unis.

3. Le dioxyde de carbone n’est pas mauvais puisque les plantes en ont besoin

Les plantes ont besoin de dioxyde de carbone (CO2) pour vivre. De ce fait, les plantes et les forêts éliminent chaque année d’énormes quantités de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Mais le problème, c’est que la quantité de dioxyde de carbone qu’elles peuvent absorber est limitée et qu’elle diminue au fur et à mesure que les forêts sont abattues dans le monde. Le CO2 lui-même ne cause pas de problème, il fait partie de l’écosystème mondial naturel. Le problème est la quantité de CO2 que nous produisons en tant qu’êtres humains.

4. De toute façon, il est trop tard pour agir

La lutte contre les pires conséquences du changement climatique n’est pas perdue. La communauté scientifique affirme que nous avons encore les moyens d’inverser la tendance, à condition de réduire drastiquement les émissions dans la décennie à venir. Cependant, si la plus grande responsabilité revient aux dirigeants/es politiques et aux entreprises, chacun peut agir à son niveau. Les citoyens et les consommateurs font partie des acteurs les plus importants pour accélérer et intensifier l’action climatique.

5. Le problème provient de la surpopulation

Les gens supposent que plus de personnes équivalent à une plus grande utilisation des ressources, mais les scientifiques affirment que ce n’est pas une cause du changement climatique. lls disent que des ressources plus que suffisantes existent pour satisfaire les besoins de chaque humain sur cette planète. Le véritable problème est la surconsommation, et les grandes entreprises et les riches individus en sont d’immenses contributeurs.

Source: Pour une écologie du 99%, écrit par Arnaud Theurillat-Cloutier

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En un mot, les marchés du carbone sont des systèmes d’échange dans lesquels des crédits carbone sont vendus et achetés. Les entreprises ou les particuliers peuvent utiliser les marchés du carbone pour compenser leurs émissions de gaz à effet de serre en achetant des crédits carbone à des entités qui éliminent ou réduisent les émissions de gaz à effet de serre. Il est souvent avancé qu’avec le marché carbone, verdir la planète à moindre coût est possible. Cependant, il s’agit en vérité d’une stratégie de compensation de la pollution actuelle, sans obligation de considérer une sortie sérieuse de notre dépendance aux hydrocarbures. On peut donner l’exemple d’une centrale électrique : celle-ci peut décider de passer d’une utilisation de charbon à celle du gaz naturel, et de façon à éviter un bilan carbone trop élevé, peut vendre ses crédits carbone — et ainsi demeurer alimentée par un carburant fossile, sans conséquence réelle.

2. La pollution émise par la Chine

Oui, c’est un fait : en 2021, la Chine est l’un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre. Pourtant, malgré un impact réel sur le réchauffement climatique, cette production gargantuesque est principalement destinée aux pays occidentaux, et non à la population chinoise. Aussi, depuis la révolution industrielle, en termes d’émissions accumulées, la production de pollution proportionnellement à la population en Chine est bien en dessous de celle des États-Unis.

3. Le dioxyde de carbone n’est pas mauvais puisque les plantes en ont besoin

Les plantes ont besoin de dioxyde de carbone (CO2) pour vivre. De ce fait, les plantes et les forêts éliminent chaque année d’énormes quantités de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Mais le problème, c’est que la quantité de dioxyde de carbone qu’elles peuvent absorber est limitée et qu’elle diminue au fur et à mesure que les forêts sont abattues dans le monde. Le CO2 lui-même ne cause pas de problème, il fait partie de l’écosystème mondial naturel. Le problème est la quantité de CO2 que nous produisons en tant qu’êtres humains.

4. De toute façon, il est trop tard pour agir

La lutte contre les pires conséquences du changement climatique n’est pas perdue. La communauté scientifique affirme que nous avons encore les moyens d’inverser la tendance, à condition de réduire drastiquement les émissions dans la décennie à venir. Cependant, si la plus grande responsabilité revient aux dirigeants/es politiques et aux entreprises, chacun peut agir à son niveau. Les citoyens et les consommateurs font partie des acteurs les plus importants pour accélérer et intensifier l’action climatique.

5. Le problème provient de la surpopulation

Les gens supposent que plus de personnes équivalent à une plus grande utilisation des ressources, mais les scientifiques affirment que ce n’est pas une cause du changement climatique. lls disent que des ressources plus que suffisantes existent pour satisfaire les besoins de chaque humain sur cette planète. Le véritable problème est la surconsommation, et les grandes entreprises et les riches individus en sont d’immenses contributeurs.

Source: Pour une écologie du 99%, écrit par Arnaud Theurillat-Cloutier