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À la découverte du personnel du collège avec Nathalie Faral

Retranscription de l’entrevue

Kelly-Ann Alarie : Bonjour, je me présente, Kelly-Ann Alarie, élève de 1re secondaire dans le groupe 13. Aujourd’hui, nous sommes avec Mme Faral dans le cadre de la capsule À la découverte des membres du personnel. Commençons avec la première question : Quel est votre lieu de naissance?

Mme Nathalie Faral : Je suis née à Villefranche-de-Rouergue, en France, mais finalement, je n’y ai jamais vécu. Après, nous sommes allés à Lissac et Mouret, proche de Figeac. J’adore dire les noms parce que c’est toujours des noms très bizarres en France, tu ne trouves pas? Donc voilà, j’ai vécu toute ma jeunesse à Lissac et Mouret.

K-A : Comment commence une journée typique pour vous au collège?

N-F : Une journée typique commence par l’accueil aux élèves tout d’abord. Ensuite, je planifie ma journée parce qu’une journée au collège passe très très vite. Je suis juste arrivée que déjà c’est la fin de la journée. Donc, je planifie. Ensuite, c’est souvent les activités que je vais développer ou alors je m’organise pour faire la préparation du matériel. Il y a vraiment beaucoup de choses à faire sans compter qu’il y a toujours des élèves toute la journée. Mais, c’est vraiment un travail passion donc décrire exactement ce que je fais heure par heure va être difficile, mais ça tourne toujours autour de la lecture et des élèves.

K-A : Avez-vous une anecdote à nous partager, un fait drôle?

N-F : Alors je trouve ça très drôle. En fait, Novalie a été présidente, on l’a su au mois d’octobre ou novembre et on avait une réunion du comité de la bibliothèque juste après. Alors je me suis dit : « Mais qu’est-ce que je vais pouvoir faire pour souligner l’honneur d’avoir une présidente dans le comité? » C’est important. Alors j’ai réfléchi et j’ai pensé faire des petits verres de shooter avec des bonbons dedans. Mais, à la fin de réunion, je leur ai dit : « Alors, on va honorer la présidence de Novalie et pour ce, on va boire un petit shooter ». Donc tous les élèves me regardent et me disent : « Mais madame, on n’a pas le droit à l’alcool, on n’a pas le droit! ». Je riais parce que je trouvais ça vraiment sage, mais elles pensaient quand même que j’avais été capable de mettre de l’alcool dans les petits verres de shooter. Donc je trouvais ça extraordinaire. Je suis arrivée avec mon grand plateau sur lequel il y avait un verre pour chacune avec des bonbons et on a bien ri. Je pense que c’est une anecdote que j’ai beaucoup aimée.

K-A : Pouvez-vous nous partager un fait que les collègues et les élèves ignorent encore sur vous?

N-F : Alors, j’ai travaillé vingt ans dans le milieu aéronautique. J’étais dans un laboratoire, dans une entreprise équivalente à Bombardier. Donc pendant vingt ans, j’ai travaillé dans un laboratoire.

K-A : Comme vous êtes une grande lectrice, pouvez-vous nous partager un livre que vous avez adoré dernièrement?

N-F : Juste un livre? Ça va être difficile! Alors, je vais faire très vite. Donc il y a Dix de Marine Carteron que j’aime beaucoup. C’est un petit peu comme le livre d’Agatha Christie Ils étaient dix. Ça se passe sur une île, il y a sept ados, trois adultes, et ils sont convoqués pour aller là. Ça commence à devenir un jeu de rôles qui finit un petit peu en drame. Mais je ne peux pas oublier de parler de la petite trilogie de Lynn Messina. C’est en fait une trilogie qui se passe dans les années 1800 dans la haute bourgeoisie d’Angleterre. On suit une jeune fille, elle s’appelle Béatrice. À cette époque-là, à 26 ans, elle était vieille fille et dès le départ, dans le livre, il est mentionné que c’est une vieille fille sans charme. Béatrice s’en va dans un château chez des amis en vacances et un meurtre a lieu dans la bibliothèque. Elle va partir, puis elle se trouve une âme d’enquêtrice et va mener une enquête. On ne peut pas oublier non plus qu’il y a un Duc, le Duc de Kesgrave, qui va l’accompagner. Au début, elle ne l’aimait pas vraiment. J’arrête là, mais c’est vraiment une belle petite trilogie qu’on a à la bibliothèque. Est-ce que j’ai deux secondes pour parler d’un petit bijou?  Ça s’appelle Vivre vite de Brigitte Giroux, c’est le prix Goncourt 2022. C’est un récit autobiographique et c’est vraiment un chef-d’œuvre qu’on a aussi à la bibliothèque. En fait, on comprend rapidement qu’elle a perdu son mari dans un accident de moto la veille de l’achat de leur maison. Puis, elle a construit son livre, ce qui est vraiment génial, sur 21 chapitres de «et si…». Parce que cet accident est arrivé il y a vingt ans. Donc elle construit son livre sur 21 chapitres hypothétiques. Souvent, on dit « Et si on n’était pas là? Et si on n’était pas venu? » Et c’est vraiment un petit chef-d’oeuvre. Merci!

K-A : Quel est le plus grand voyage que vous avez fait et quels souvenirs en gardez-vous?

N-F : En fait, j’ai beaucoup voyagé dans les pays limitrophes à la France, donc c’était quand même très facile. Mais mon plus beau voyage, ça a été au Québec. Quand je suis arrivée avec ma famille, on a réservé quinze jours pour faire des papiers, puis on est partis. On a fait 4000 kilomètres. On a traversé Charlevoix, on est allés voir les baleines, on a fait un tour et c’était génial. Mais tout ce que je veux dire, c’est que c’était un esprit de liberté. Le Canada, c’est vraiment un pays de liberté et j’ai vraiment ressenti ça par sa nature qui est immense et magnifique. En plus, c’était un voyage familial. On n’était que tous les quatre et c’était vraiment l’un de mes plus beaux voyages.

K-A : Avez-vous un rêve ou un défi à partager?

N-F : Alors des défis, je vous avoue que ce soit dans ma vie personnelle ou dans ma vie professionnelle, j’en ai tout le temps. J’aimerais parler d’un rêve que j’ai réalisé finalement. Souvent, je vois les élèves qui ne savent pas vraiment ce qu’ils vont faire à 16 ou 17 ans. C’est assez difficile. Mais moi, à 16 ans, si on m’avait dit que je travaillerais dans une bibliothèque, dans un collège à Montréal, je pense que j’aurais bien ri. Surtout que c’était une époque, dans les années 80-85, où partir à l’étranger, ce n’était pas de coutume, surtout dans mon petit village de 500 habitants. Mais, la vie m’a amenée là, et moi, toute ma vie, j’ai voulu faire un métier qui s’approchait de la lecture. Je ne vous dirais pas que je rêvais d’être dans une bibliothèque, mais j’ai toujours rêvé de travailler dans ma passion. Donc vous pouvez constater que j’y suis arrivée :). C’est vraiment un message. Il faut faire confiance à la vie et lâcher prise. C’est vraiment un message comme quoi on peut décider de quelque chose, mais on va bifurquer vers autre chose.

K-A : Enfin, sur ces paroles inspirantes, je conclus l’entrevue en vous disant que nous avons été très heureux d’avoir fait une entrevue avec Mme Faral, la technicienne en documentation. Ceci conclut la troisième édition de la capsule À la découverte des membres du personnel. N’oubliez pas de passer à la bibliothèque!

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