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À la découverte du métier d’enseignant de français avec M. Desrochers

Daphnée: Bonjour, chers auditeurs! Nous avons tous déjà eu un prof de français qui nous a marqués, mais qu’est-ce qui se cache derrière ce métier? Aujourd’hui, nous allons le découvrir avec M. Desrochers. Bonjour, M. Desrochers !

M. Desrochers : Bonjour, merci de me recevoir!

Daphnée : Je vais y aller tout de suite avec la première question : qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir enseignant de français ?

M. Desrochers : C’est une très bonne question. En fait, il y a deux choses qui m’ont donné envie de devenir «prof» de français. Premièrement, quand j’étais jeune, j’aimais toujours expliquer les jeux. Donc, quand on jouait à des jeux de société, c’est moi qui étais «l’explicateur en chef».  Puis, aussi le fait que, le français, j’aimais vraiment ça quand j’étais au secondaire. Je n’étais pas forcément le meilleur, mais j’aimais vraiment beaucoup ça. Puis, j’ai combiné les deux choses et c’est ça qui m’a dit de devenir «prof» de français.

Daphnée : Je vais y aller avec la prochaine question: est-ce que vous avez hésité avec une autre profession? Si oui, laquelle ?

M. Desrochers : Pas vraiment. Quand j’étais vraiment jeune, je voulais devenir docteur. J’écoutais même des émissions à la télévision de chirurgie, je trouvais ça vraiment intéressant. Puis, à un certain moment, tout ce qui était chirurgie, ça m’a moins tenté. Puis, je me suis enligné avec une profession moins intense, donc l’enseignement. Au départ, je n’étais pas sûr si c’était le français ou l’histoire, mais j’ai choisi français en premier, ensuite histoire. Puis, ils m’ont pris tout de suite en français. Alors, je suis allé en français.

Daphnée : Est-ce qu’il y a eu un moment précis, dans votre carrière, qui vous a prouvé que vous étiez à votre place ?

M. Desrochers : Ben, pas juste un moment. Je vous dirais qu’il y a eu plusieurs moments. Le fait que les élèves viennent te voir à la fin d’un cours ou à la fin de l’année et qu’ils disent : « Le français, finalement ce n’était pas si pire que ça, c’est quand même le fun. » Bon, ils ne diront peut-être pas ça comme ça. Ils vont dire que : «C’était correct, monsieur, le français.» Ou encore quand vous allez rencontrer des anciens élèves qui ont de bons souvenirs de ton cours. Ça, ce sont vraiment des moments qui me font dire que je suis à ma place.

Daphnée : Est-ce que votre manière d’enseigner a évolué depuis vos débuts ? Si oui, comment ?

M. Desrochers : Quand même. Au début, la tablette je ne connaissais pas trop. Alors, il a fallu que je m’adapte à la tablette. Puis, ensuite, vous êtes arrivés avec, par exemple, les ordinateurs. Il y a eu l’adaptation à ce niveau-là. Sinon, en français, on lit des romans donc j’essaye d’avoir toujours mes classiques, mais de faire des petits changements au fur et à mesure à travers les années. Ça ressemble à ça, sinon ça n’a pas trop changé.

Daphnée : Quelle est la difficulté la plus sous-estimée du métier de professeur de français ?

M. Desrochers : En français, sans grande surprise, on corrige vraiment, vraiment, vraiment beaucoup. Donc, les textes à corriger, c’est sûr que ça prend beaucoup de temps. Ça prend beaucoup de temps personnel, donc il faut que tu le saches à l’avance. Des gens, des élèves, des fois ils ne captent pas que corriger un texte ça peut être super long. Donc, je vous dirais que ça, c’est vraiment une difficulté, mais c’est pas mal la seule difficulté pour de vrai.

Daphnée : Qu’est-ce qui vous rend le plus fier de votre métier ? 

M. Desrochers : Ça ressemble un peu à ce que j’ai dit tantôt, ce sont plus les élèves, le fait qu’ils apprécient leur cours ou pas. Les notes, au final, c’est le fun que les élèves aient des bonnes notes. D’ailleurs, je suis très content quand les élèves ont des bonnes notes, mais quand les élèves apprécient le cours, aiment le français, ça leur donne l’envie de lire des trucs, ça, c’est vraiment le plus beau cadeau.

Daphnée : Donc, je vais y aller avec la dernière question : pensez-vous que, de nos jours, l’intérêt des jeunes face au français est à la baisse ?

M. Desrochers : Je pense que oui, un peu. Avec toutes les plateformes numériques dont Netflix, Disney plus, Amazone prime, je pense qu’on vous pousse vraiment beaucoup de contenu en anglais. Puis, c’est moins cool le français vu comme ça. Donc, notre défi, nous, en tant que profs de français, c’est justement de redorer l’image du français, puis que ça soit le fun le français. Mme de Bellefeuille, moi, M. Laforêt, Mme Coutu, on essaye vraiment beaucoup de travailler là-dessus. Par exemple, Mme de Bellefeuille et moi, on a des suggestions littéraires presque toutes les semaines qui sont proposées. Donc, oui, on essaye de renouveler cet intérêt-là qui malheureusement, je pense est un petit peu à la baisse.

Daphnée : Donc, c’est ce qui conclut notre entrevue. Merci beaucoup, M. Desrochers, d’avoir partagé avec nous votre réalité.

M. Desrochers : Merci à vous. 

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