Copié!

L’usage des téléphones portables bannis en milieu scolaire québécois

Récemment, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, a décidé d’interdire les téléphones dans toutes les écoles secondaires du Québec à compter de l’année prochaine, ce qui a entraîné le mécontentement de plusieurs élèves et qui s’est ensuite traduit par une grève organisée le 9 mai.

Même si l’intention est de favoriser la concentration et de réduire les distractions, cette décision choque plusieurs élèves, surtout dans notre école où trône une salle réservée aux élèves de 5e secondaire pour utiliser leurs appareils électroniques. Il s’agissait d’un espace que plusieurs attendaient avec impatience de pouvoir utiliser, mais en raison de la nouvelle règle, cette pièce ne sera plus du tout utilisée de la même manière. En effet, elle risque de devenir un espace bistro enjambant la cafétéria.

Il est donc bien vrai que cette loi risque d’être très mal-aimée par les élèves, mais elle pourrait aussi avoir de bons côtés méconnus. Par exemple, cela pourrait permettre aux élèves de joindre davantage de clubs scolaires ou de participer à des activités parascolaires qu’ils n’auraient peut-être pas envisagées de rejoindre. Ces expériences pourront, par exemple, les aider à découvrir de nouvelles passions, à développer leurs compétences sociales, et à mieux s’intégrer dans la vie scolaire.

Cependant, même si le premier ministre semble agir avec de bonnes intentions en ajoutant de nouvelles réglementations, je me demande si le moment était bien choisi; nous annoncer une telle nouvelle à l’approche des examens n’était pas judicieux. En effet, cette annonce survient en pleine préparation des examens de fin d’année et des examens ministériels, ce qui risque d’augmenter le stress des élèves déjà sous pression.

Enfin, n’aurait-il pas été intéressant d’obtenir l’opinion des élèves ou encore des établissements avant d’appliquer cette loi?

Une chose est claire: seul le temps nous montrera les retombées que cette loi aura.

On vous propose...

Sports et loisirs
Aurélie Proulx

Histoire du hockey sur glace

Aux Jeux olympiques d’hiver en février, le sport national du Canada sera de retour pour la compétition, mais est-ce que vous vous êtes déjà questionnés

Lire la suite »
Science Environnement
Charlotte Imbeault

Utiles ou pas?

Nous avons tous déjà appuyé sur un bouton d’appel de feux pour les piétons, mais est-ce que ce geste change réellement quelque chose? C’est ce

Lire la suite »
Sports et loisirs
Sarah-Maude Boucher

Une victoire féminine

Le hockey féminin occupe une place de plus en plus importante dans le monde du sport, surtout au Canada. Depuis plusieurs années, les femmes se

Lire la suite »
Entrevue/Balado
Articles collaboratifs

Des antibios dans notre eau

Un tout premier balado réalisé auprès de Mme Landry et de Mme Tremblay, enseignantes de science. Plongez dans l’univers des antibiotiques et découvrez la place

Lire la suite »

L’usage des téléphones portables bannis en milieu scolaire québécois

Récemment, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, a décidé d’interdire les téléphones dans toutes les écoles secondaires du Québec à compter de l’année prochaine, ce qui a entraîné le mécontentement de plusieurs élèves et qui s’est ensuite traduit par une grève organisée le 9 mai.

Même si l’intention est de favoriser la concentration et de réduire les distractions, cette décision choque plusieurs élèves, surtout dans notre école où trône une salle réservée aux élèves de 5e secondaire pour utiliser leurs appareils électroniques. Il s’agissait d’un espace que plusieurs attendaient avec impatience de pouvoir utiliser, mais en raison de la nouvelle règle, cette pièce ne sera plus du tout utilisée de la même manière. En effet, elle risque de devenir un espace bistro enjambant la cafétéria.

Il est donc bien vrai que cette loi risque d’être très mal-aimée par les élèves, mais elle pourrait aussi avoir de bons côtés méconnus. Par exemple, cela pourrait permettre aux élèves de joindre davantage de clubs scolaires ou de participer à des activités parascolaires qu’ils n’auraient peut-être pas envisagées de rejoindre. Ces expériences pourront, par exemple, les aider à découvrir de nouvelles passions, à développer leurs compétences sociales, et à mieux s’intégrer dans la vie scolaire.

Cependant, même si le premier ministre semble agir avec de bonnes intentions en ajoutant de nouvelles réglementations, je me demande si le moment était bien choisi; nous annoncer une telle nouvelle à l’approche des examens n’était pas judicieux. En effet, cette annonce survient en pleine préparation des examens de fin d’année et des examens ministériels, ce qui risque d’augmenter le stress des élèves déjà sous pression.

Enfin, n’aurait-il pas été intéressant d’obtenir l’opinion des élèves ou encore des établissements avant d’appliquer cette loi?

Une chose est claire: seul le temps nous montrera les retombées que cette loi aura.