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La rue, la nuit, femmes sans peur

L’article qui suit a été rédigé par Chloé Larivée

En 2018, au Québec, selon les données de l’Enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés (ESEPP), 11% des femmes ont déclaré avoir été victime d’agression sexuelle commise par une personne adulte pendant l’enfance. Les statistiques de la même enquête indiquent que 33% des femmes ont déclaré avoir été victime d’agression sexuelle à l’âge adulte. Pourtant, une faible proportion (5 à 6 %) des agressions sexuelles sont signalées à la police et amenées en cour chaque année.

La violence à l’égard des femmes et des filles prend de multiples formes au quotidien et est fréquemment minimisée ou ignorée. Pourtant, les agressions sexuelles, le harcèlement de rue, l’exploitation sexuelle, la violence conjugale, le sexisme quotidien, ainsi que le féminicide sont des réalités omniprésentes au Canada.

En 1978, à San Francisco, des femmes ont initié un mouvement contre la pornographie en scandant «Take Back the Night!» En 1980, la première marche appelée «La rue, la nuit, femmes sans peur» s’est tenue dans trois villes québécoises ainsi que dans une douzaine d’autres villes à travers le Canada.

Cet événement vise à revendiquer l’espace public nocturne et à dénoncer la violence, la peur, le sexisme et l’exploitation sexuelle dont les femmes sont trop souvent victimes.

Cette année, les marches se dérouleront en septembre. Plusieurs organismes ont déjà fixé des dates pour des manifestations et invitent tous ceux qui le peuvent à les accompagner. Les manifestations ont généralement lieu le troisième jeudi de septembre, mais les dates peuvent varier selon l’organisateur et la collectivité. La date limite de l’évènement est le 15 novembre 2024.

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L’article qui suit a été rédigé par Chloé Larivée

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La violence à l’égard des femmes et des filles prend de multiples formes au quotidien et est fréquemment minimisée ou ignorée. Pourtant, les agressions sexuelles, le harcèlement de rue, l’exploitation sexuelle, la violence conjugale, le sexisme quotidien, ainsi que le féminicide sont des réalités omniprésentes au Canada.

En 1978, à San Francisco, des femmes ont initié un mouvement contre la pornographie en scandant «Take Back the Night!» En 1980, la première marche appelée «La rue, la nuit, femmes sans peur» s’est tenue dans trois villes québécoises ainsi que dans une douzaine d’autres villes à travers le Canada.

Cet événement vise à revendiquer l’espace public nocturne et à dénoncer la violence, la peur, le sexisme et l’exploitation sexuelle dont les femmes sont trop souvent victimes.

Cette année, les marches se dérouleront en septembre. Plusieurs organismes ont déjà fixé des dates pour des manifestations et invitent tous ceux qui le peuvent à les accompagner. Les manifestations ont généralement lieu le troisième jeudi de septembre, mais les dates peuvent varier selon l’organisateur et la collectivité. La date limite de l’évènement est le 15 novembre 2024.